Attac Bruxelles 2 place les questions démocratiques au coeur de ses revendications politiques, en considérant que la lutte contre le capitalisme est également une lutte pour plus de démocratie.

Les démocraties représentatives comme celles mises en place au cours des deux cent dernières années en Europe et notamment en Belgique ne correspondent pas selon nous à une vraie démocratie, c’est-à-dire, à un gouvernement du peuple par le peuple, où la population est jugée capable de se gouverner elle-même (voir conférence Histoire du gouvernement représentatif en Belgique, une promesse non tenue).

De plus, une démocratie politique ne peut être réelle sans une démocratie économique qui replace la propriété privée dans des limites et pense les différents formes d’organisation économique, au-delà du capitalisme, en y incluant, en plus des biens et sociétés privés, des communs, des biens publics, des coopératives, etc. (voir notre conférence : Démocratie Economique, grandeur et décadence)

Derrière la démocratie représentative se trouve selon nous la question déterminante de la capacité de tous les individus à décider d’un avenir collectif. Et cette question nécessite de penser à la fois le système médiatique et l’éducation, dont l’éducation permanente, comme instruments de fabrique d’opinion. Cependant, là où l’éducation permanente constitue un instrument émancipateur, les médias sont aujourd’hui trop souvent utilisés à des fins de désinformation et de soumission de la population à des décisions prises par des élus, des experts et toutes les personnes censées savoir mieux qu’elle ce dont elle a besoin (voir la conférence La fabrique du Consentement).

Une démocratie réelle ne consiste pas à un simple sondage d’opinion, elle nécessite indéniablement un travail de construction collective de savoir. Appeler à plus de démocratie aujourd’hui nécessite de penser les différents niveaux de sa mise en application et la question toute bête de décider : où sont prises les décisions collectives et comment ? (voir notre conférence Syndicats et démocratie en Belgique)

La démocratie ne peut ni être pensée uniquement au niveau local (voir notre conférence Démocratie dans nos villes), ni uniquement au niveau national, supranational ou européen (voir nos conférences l’Union Européenne et la Belgique sur les transferts de souveraineté Belgique- UE, Dans les coulisses de nos démocraties sur l’histoire de la construction -non démocratique – de l’union européenne).

Cependant, les expériences actuelles de démocratie réelle ont majoritairement lieu au niveau local, voire micro-local. Qu’il s’agisse de démocratie délibérative, dont le G1000 nous a donné un exemple belge (voir notre vidéo), de démocratie participative, de gestion des communs ou de démocratie dans l’entreprise, sous forme d’autogestion ou de coopératives, les alternatives existent et notre priorité est de les soutenir et de les développer !

 

Liste de nos conférences sur ce thème :

  • Histoire du gouvernement représentatif en Belgique, une promesse non tenue, Anne-Emmanuelle Bourgaux

 

  • Démocratie Economique, grandeur et décadence, Etienne Arcq et Felipe Van Keirsbilck

 

 

 

  • Démocratie dans nos villes, Jérôme Matage, Isabelle (Inter-environnement Bruxelles) et Patrick Bodart (Periferia)

 

 

 

 

 

Les pistes d’action :