Dexia, démocratie confisquée

Nous savons que le monde de la politique et de la finance font bon ménage. Qui se ressemble s’assemble, comme dit le dicton. Mais qu’en est-il de la souveraineté populaire ? Peut-on considérer vivre en démocratie en voyant nos représentants céder à toutes les requêtes du secteur financier ? L’histoire de la banque Dexia, sa faillite, ses sauvetages répétés, son recours en justice annulé, nous donne une certaine idée de la réponse.

Ce film, qui aurait pu s’intituler Dexia quand tu nous tiens… ou Dexia ne meurt jamais, met en image cette incroyable histoire et ouvre le débat sur l’état de notre démocratie, sa définition, son respect (ou non respect), sa nécessité voire sa pertinence aujourd’hui.

 

Souvenons-nous…

En décembre 2011, ATTAC et le CADTM introduisaient un recours en justice contre l’État Belge. Le gouvernement en affaires courantes, accordait à la banque Dexia une garantie de plus de 50 milliards d’Euros sans débat parlementaire et sans contreparties ! La censure médiatique et un vote d’entérinement au Parlement en 2013 a rendu caduque le recours en justice. Le gouvernement belge se retrouve avec une épée de Damoclès au dessus de la tête qui entraîne des recapitalisations sans fin. L’augmentation vertigineuse de la dette publique qui en résulte est utilisée comme arme de chantage pour justifier une dose supplémentaire d’austérité contre la population.

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La branche saine de Dexia est depuis devenue Belfius. Une banque détenue à 100% par l’état mais qui continue d’agir comme une banque privée. Est-ce qu’il n’est pas temps de revendiquer un véritable service public financier, qui protègerait les intérêts de la population et non ceux d’une poignée d’actionnaires ?